BRIDGES Residency: meet the selected residents

AICA International and the Cité internationale des arts are pleased to announce Àngels Miralda and eunice bélidor as the selected residents of the BRIDGES research residency programme.

The programme supports art critics based outside mainland France, providing opportunities to develop research drawing on the resources of the Cité internationale des arts, the INHA and AICA’s archives at the Archives de la critique d’art in Rennes. Through tailored guidance and access to professional networks, it also encourages encounters with the French art, critical and curatorial scenes.

Àngels Miralda
Curator and art critic

eunice bélidor
Curator, writer and art critic

Discover the selected residents and their research projects below.

Àngels Miralda

Àngels Miralda (Amsterdam/Valencia) is a curator and critic whose written practice addresses the institutional, infrastructural and systemic conditions of the art world. She is internationally recognised for her theoretical and critical texts, such as "Who Killed the Independent Curator?" published in Frieze Magazine and her four-year tenure as editor-in-chief of Collecteurs Magazine that consistently called for institutional accountability in the face of ongoing genocide in Palestine. She has previously conducted research in Paris at the Bibliothèque Kandinsky on the critique performed by artists within the 1989 exhibition Magiciens de la Terre. As a curator, she has organised major exhibitions over the last ten years, including the international biennials Contemporary Biennial TEA in the Canary Islands (2024) and two editions of Off-Biennial Cairo (2023 and 2025), as well as institutional exhibitions at MAAC (Guayaquil), Radius CCA (Delft), Tallinn Art Hall, MGLC – International Centre for Graphic Arts (Ljubljana), the Museum of Contemporary Art of Chile (Santiago), Museu de Angra do Heroísmo (Terceira, Azores) and the Latvian Centre for Contemporary Art (Riga). Committed to independent infrastructures, she has also worked with spaces such as P////AKT (Amsterdam), Garage Art Space (Nicosia), Indebt (Amsterdam) and Taca (Mallorca). As a writer, she has contributed to publications and artist monographs with Phaidon Press, DCV Books, Printer Fault Press, Cukrarna, IVAM and GRIMM Gallery, among many others.

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Àngels Miralda (Amsterdam/Valence) est une commissaire d’exposition et critique dont les écrits abordent les conditions institutionnelles, infrastructurelles et systémiques du monde de l’art. Elle est reconnue à l’échelle internationale pour ses textes théoriques et critiques, tels que « Who Killed the Independent Curator ? » publié dans Frieze Magazine, ainsi que pour son mandat de quatre ans en tant que rédactrice en chef de Collecteurs Magazine, qui n’a cessé de réclamer la responsabilisation des institutions face au génocide en cours en Palestine. Elle a auparavant mené des recherches à Paris, à la Bibliothèque Kandinsky, sur la critique formulée par les artistes lors de l’exposition « Magiciens de la Terre » de 1989. En tant que commissaire d’exposition, elle a organisé des expositions majeures au cours des dix dernières années, notamment les biennales internationales Contemporary Biennial TEA aux Îles Canaries (2024) et deux éditions de l’Off-Biennial Cairo (2023 et 2025), ainsi que des expositions institutionnelles au MAAC (Guayaquil), au Radius CCA (Delft), au Tallinn Art Hall, au MGLC – Centre international des arts graphiques (Ljubljana), au Musée d’art contemporain du Chili (Santiago), au Museu de Angra do Heroísmo (Terceira, Açores) et au Centre letton d’art contemporain (Riga). Engagée en faveur des structures indépendantes, elle a également collaboré avec des espaces tels que P////AKT (Amsterdam), Garage Art Space (Nicosie), Indebt (Amsterdam) et Taca (Majorque). En tant qu’auteure, elle a contribué à des publications et à des monographies d’artistes chez Phaidon Press, DCV Books, Printer Fault Press, Cukrarna, IVAM et GRIM gallery, parmi d’autres ;

Brief project summary: "My research asks whether the roles of the critic and the curator can be disentangled, and whether they were ever truly separate. During the 1990s, in parallel with the biennial boom and the expansion of the art market, the boundary between them appears to have blurred further. Today, criticism faces ethical questions as writers frequently navigate conflicts of interest. This proposal examines the 1990s as a possible turning point: did these roles lose definition then, or did the decade make an existing entanglement more visible? My hypothesis is that the convoluted network of politics and personal relationships in which criticism is caught today may have taken shape in this period, as the role of the curator became broader and more essential to the social ecosystem of contemporary art. I will examine the tone of critics throughout the decade, combining quantitative analysis with structural insights into neoliberalisation and the gig economy.”

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Bref résumé de son projet de recherche : « Ma recherche vise à déterminer si les rôles du critique et du commissaire d’exposition peuvent être dissociés, et s’ils n’ont jamais été véritablement distincts. Au cours des années 1990, parallèlement à l’essor des biennales et à l’expansion du marché de l’art, la frontière entre ces deux fonctions semble s’être encore estompée. Aujourd’hui, la critique est confrontée à des questions éthiques, les auteurs étant fréquemment confrontés à des conflits d’intérêts. Cette proposition examine les années 1990 comme un tournant possible : ces rôles ont-ils perdu leur définition à cette époque, ou cette décennie a-t-elle simplement rendu plus visible un enchevêtrement déjà existant ? Mon hypothèse est que le réseau complexe de relations politiques et personnelles dans lequel la critique est aujourd’hui prise au piège a peut-être pris forme au cours de cette période, à mesure que le rôle du curateur s’élargissait et devenait plus essentiel à l’écosystème social de l’art contemporain. J’examinerai le ton adopté par les critiques tout au long de la décennie, en combinant une analyse quantitative avec des réflexions structurelles sur la néolibéralisation et l’économie des petits boulots. »

eunice bélidor

Curator, writer and art critic, eunice bélidor researches epistolary writing and its contribution to creating affective and speculative archives of artistic and curatorial work. Supported in 2023 by the Canada Council for the Arts and an author residency at Est-Nord-Est, this research posits that the connections between epistolary writing and radical hospitality help elevate invisible and/or ephemeral artistic and curatorial practices—aspects often relegated to the background during project presentations. Her research has been translated into curatorial practice through exhibitions such as Valediction (Centre Clark, 2025), Traces that Remain and These Traces will Remain (co-curated with Marie Ségolène C. Brault, M.A.I., 2024) and Regarde! 2024: Correspondances (City of Montréal, 2024). She curated major exhibitions, notably Montreal’s Painting Triennial Pictura (2026) Views of Within (MMFA, 2022-23); Don’t tell anybody what we do when I get lonely (MACM, 2021); Over My Black Body (co-curated with Anaïs Castro, Galerie de l’UQAM, 2019); and repeated participation in the HTMlles Festival (2016 and 2018). bélidor has worked at the Montreal Museum of Fine Arts, the FOFA Gallery at Concordia University and articule, alongside sitting on many juries. She holds a MA in Art History and Curatorial Practices from York University in Toronto. In 2018, she was the recipient of the Emerging Curator award from the Hnatyshyn Foundation. She is currently a Scholar-in-Residence in the Certificate in Curatorial Practices at Concordia University and Curator of the Avant-garde section of the FIFA.

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Commissaire d'exposition, autrice et critique d'art, les recherches d'eunice bélidor portent sur l'écriture épistolaire et son apport à la création d'archives affectives et spéculatives du travail artistique et curatorial. Cette recherche, soutenue en 2023 par le Conseil des arts du Canada et par la résidence d'auteure d'Est-Nord-Est, soutient que les liens entre l'écriture épistolaire et l'hospitalité radicale permettent la valorisation des pratiques artistiques et curatoriales invisibles et/ou éphémères qui sont relayées au dernier plan lors des présentations de projet. Ses recherches ont été transposées via le commissariat des expositions Valediction (Centre Clark, 2025), Les Traces qui restent et Ces Traces resteront (co-commissarié avec Marie Ségolène C. Brault, M.A.I, 2024) et Regarde! 2024: Correspondances (Ville de Montréal, 2024). Elle fût la commissaire d'expositions d'envergure, notamment à la Triennale de peinture Pictura (Montréal, 2026); Vue de l'intérieur: portrait de l'espace habité (Musée des Beaux-arts de Montréal, 2022-23); Ne dis à personne ce que l'on fait quand je me sens seul.e (Musée d'art contemporain de Montréal, 2021); Over My Black Body (co-commissarié avec Anaïs Castro, Galerie de l'UQAM, 2019) et des participations répétées au Festival HTMlles (2016 et 2018). eunice bélidor a œuvré au sein du Musée des Beaux-arts de Montréal, de la Galerie FOFA de l'Université Concordia et articule, tout en siégeant sur de nombreux jurys depuis 2014. Elle détient une maîtrise en histoire de l'art et un diplôme d'études supérieures en pratiques curatoriales de l'Université York à Toronto. En 2018, elle reçoit le prix de la commissaire émergente de la Fondation Hnatyshyn. Elle est actuellement pédagogue en résidence dans le Certificat en Études et pratiques curatoriales à l’Université Concordia, et commissaire du programme Avant-garde du FIFA.

Brief project summary:
Investigative criticism: Is there such a thing as Black curatorial criticism?
This research project, inspired by investigative museology, seeks to trace the archiving and critical reception of artworks and exhibitions created by Black and racialised curators. As part of the residency, eunice bélidor aims to develop a critical approach that examines how art criticism by curators of African descent circulates, travels and is presented to the public according to historical, political and social contexts. On the one hand, when we consider the acquisitions, donations and purchases of these artworks, how are they moved within a museum? For which exhibitions are these works taken out of storage to be shown to the public? With which other works might they engage in dialogue? On the other hand, what does the criticism of exhibitions conceived by Black and racialised curators look like? Does it go in depth, or does it focus solely on identity? Criticism of artworks by Black people almost always centres on identity and the working conditions of these artists, rather than situating the works within a broader context of artistic creation. Exhibitions showcasing collections of objects from various Black communities, where they exist, either perpetuate certain racial dynamics or the institution ‘saves’ these objects from potential destruction. Ultimately, there is very little criticism of curated exhibitions, creating a perpetual sense of novelty whenever they receive media attention. The aim of this research would be to compile these reviews and analyse them in order to understand the obvious ‘patterns’ and critical reflexes, so as to circumvent them and put forward a more in-depth critique. This research would also make it easier to locate the archives of these works and exhibitions.

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Description du projet
Critique d’enquête : Existe-t-il une critique du commissariat Noir ?
Ce projet de recherche, inspiré de la muséologie d’enquête, cherche la trace de l’archivage et de la critique d’œuvres d’art et d’expositions créées par des curateur.rices Noir.es et racisé.es. Dans le cadre de la résidence, eunice bélidor souhaite établir une approche critique qui étudie comment la critique d'art de commissaires afrodescendant.es circule, voyage et est présentée au public selon les contextes historiques, politiques et sociaux. D’une part, lorsqu’on pense aux acquisitions, dons et achats de ces œuvres d’art, quel est leur déplacement dans un musée? Pour quelles expositions ces œuvres sont-elles sorties des réserves pour être présentées au public? Avec quelles œuvres peuvent-elles dialoguer? D’autre part, à quoi ressemble la critique des expositions conçues par des commissaires noires et racisées? Va-t-elle en profondeur, ou parle-t-elle uniquement d’identité? La critique des œuvres d’art faite par des personnes noires porte presque toujours sur l’identité et sur les conditions de travail de ces artistes, plutôt que de s’insérer dans un contexte de création artistique plus large. Les expositions mettant de l’avant les collections d’objets des diverses communautés noires, lorsqu’il y en a, perpétuent certaines dynamiques raciales ou l’institution « sauve » ces objets de destructions potentielles. Finalement, il n’y a que très peu de critiques d’expositions commissariées, créant ainsi un perpétuel sentiment de nouveauté lorsque celles-ci reçoivent une attention médiatique. Avec cette recherche, le but serait de compiler ces critiques et de les analyser afin de comprendre les « patterns » évidents et les réflexes critiques afin de les contourner et de mettre de l’avant une critique approfondie. Cette recherche permettrait également de trouver les archives de ces œuvres et de ces expositions avec plus de facilité.